Culture Féminisme LGBTQ+
13 séries féministes pour ambiancer ton été
Roseaux, magazine féministe





N.B. : aucune série parmi celles citées ci-dessous n’est parfaite, cela va de soi. Aucune série n’aborde parfaitement les thématiques liées au féminisme intersectionnel. Mais celles que nous évoquons ont le mérite de montrer qu’il y a une évolution dans la représentation des femmes et des minorités dans le monde des séries, ainsi que dans la façon dont un certain nombre de thématiques sont traitées.

 

L’été est là, et tu as peut-être l’impression de ne plus avoir de séries à regarder et d’avoir épuisé ce qui t’intéressait sur le compte Netflix que tu empruntes discrètement à ta copine, ton voisin ou ta tante. Heureusement, toute l’équipe de Roseaux s’est réunie pour te parler des séries qui la font vibrer en ce moment, à base de personnages de femmes fortes, badass, et complexes.

 

 

Sex Education

De quoi ça parle : un ado un peu paumé, invisible pour tout le monde au lycée à part pour son meilleur ami, se retrouve soudainement sexologue des lycéen·ne·s de son école qui ont besoin de conseils dans le domaine. Et iels sont évidemment nombreux.ses. Calquant son attitude et ses propos sur sa mère, elle-même sexologue, il commence à conseiller des lycéen·ne·s, avec beaucoup d’angoisse et pas toujours avec grand succès. En parallèle sont développés les personnages secondaires, dont celui de Maeve, jouée par Emma Mackey, qui livre une performance bluffante en jouant une lycéenne misanthrope, brillante, se battant pour s’en sortir malgré les difficultés que la vie lui impose.

Pourquoi regarder : pour les magnifiques performances de Gillian Anderson et Emma Mackey dans les rôles de la mère sexologue et de la complice du personnage principal. Pour la mise en scène sans jugement et sans tabous des balbutiements de la sexualité à l’adolescence, où tout le monde parle de sexe mais où dans les faits peu couchent vraiment. Pour le personnage de Maeve qui cite Virginia Woolf et répète à qui veut l’entendre qu’elle n’a pas besoin d’un garçon dans sa vie pour se sentir entière. Cette série a beaucoup été critiquée dans le milieu militant, à tort selon nous : elle met en scène des personnages et des situations varié·e·s, brisant de nombreux tabous (notamment celui de la masturbation lorsqu’on a une vulve) et montrant le ridicule de certains clichés (notamment sur le fait que deux femmes ne peuvent faire l’amour autrement que dans la position des ciseaux). Et puis il y a le personnage d’Eric (joué par Ncuti Gatwa), noir et gay, et littéralement ignoré par le seul autre garçon gay et out du lycée, et qui cherche, en fonction des jours, un coup d’un soir ou le grand amour, tout en apprenant à déconstruire son homophobie intériorisée.

Une seule saison pour l’instant, on attend impatiemment la suivante !

À voir sur Netflix

 

One day at a time

De quoi ça parle : c’est l’histoire d’une famille d’origine cubaine vivant aux États-Unis. Le format de la sit-com permet un très grand nombre de blagues, dont beaucoup vont te faire beaucoup rire. Chaque personnage a ses problèmes : la grand-mère qui ne veut ni vieillir ni que sa famille ne s’américanise trop ; la mère qui doit s’occuper de tout le monde et veut gravir les échelons à son travail tout en gérant son PTSD (c’est une ancienne militaire) et sa vie sentimentale ; la fille aînée, très militante, la féministe de la famille, et qui se cherche ; le fils cadet, que tout le monde essaie de faire échapper à la masculinité toxique ; et enfin Schneider, le voisin tout le temps là, même et surtout quand personne ne l’a invité, qui a des problèmes d’addiction et beaucoup de difficultés à appréhender les questions de sexisme et de racisme.

Pourquoi regarder : parce que c’est à la fois drôle, divertissant, et incroyablement politique. Beaucoup de sujets sont abordés au fil des épisodes et des saisons. On rit, mais on pleure aussi parfois. De très forts messages politiques et militants sont exposés et disséqués par tous les personnages, avec autant d’humour que de pédagogie.

Trois saisons en tout, il n’y en aura a priori pas d’autre (à moins que la série ne soit rachetée, on croise les doigts).

À voir sur Netflix

 

Unbreakable Kimmy Schmidt

De quoi ça parle : Kimmy Schmidt, lycéenne de 14 de Durnsville, Indiana, est kidnappée par un faux révérend et enfermée dans un bunker avec trois autres femmes, à qui le « révérend » fait croire que l’Apocalypse a eu lieu et qu’il n’y a plus de monde extérieur. Quinze ans plus tard, Kimmy et ses compagnes d’infortune sont découvertes par la police : c’est le point de départ de la série. Enfin libre, mais n’ayant jamais entendu parler d’internet, et encore moins des smartphones ou du 11 Septembre, Kimmy part à New York pour une énième interview et décide de ne pas retourner dans l’Indiana. Elle s’installe dans un appartement en sous-sol avec Titus, un acteur noir et gay qui rêve de chanter à Broadway, juste en-dessous de Lilian, leur propriétaire excentrique, qui redoute plus que tout la gentrification du quartier. Kimmy trouve son premier job chez Jacqueline, une housewife caricaturale, tyrannique et vénale.

Pourquoi regarder : malgré un point de départ absolument horrible (le bunker), la série est d’un optimisme formidable et communicatif. Le monde de Kimmy est celui d’une petite fille pas tout à fait adaptée au monde des adultes – de nombreux détails complètement absurdes apportent une dose juste de légèreté et de finesse à l’histoire. La découverte du « monde réel » par Kimmy est l’occasion d’en critiquer bien des aspects dans la joie et la bonne humeur, en créant des situations souvent très drôle malgré quelques maladresses. Bon point : la série est écrite et réalisée par une femme, Tina Fey (qui y joue plusieurs rôles).

La quatrième et dernière saison est sortie cet hiver.

À voir sur Netflix

 

The Marvelous Mrs. Maisel

De quoi ça parle : 1958 à New-York. Miriam Maisel (Midge pour les intimes) a la vie dont elle rêvait : des enfants, un mari et un appartement parfaits. Mais voilà, son mari la trompe avec sa secrétaire, alors elle le quitte et le met dehors, et toute sa vie s’en trouve chamboulée. Elle se retrouve sur la scène d’un bar un peu miteux à faire du stand up et… à se faire arrêter pour ça. Mais le succès est là, et elle va tenter de construire une carrière dans le stand up, épaulée par la propriétaire du bar qui voit en elle beaucoup de potentiel. Évidemment, les obstacles s’accumulent, entre ses enfants, son mari, ses parents – des Juif·ve·s bourgeois très conservateur·trice·s – qui ne voient rien de ce qu’elle fait d’un bon œil, et le patriarcat, bien décidé à ne lui laisser aucune chance, même si cela doit aller jusqu’au tribunal en passant par la prison.

Pourquoi regarder : c’est une série extrêmement drôle et jouissive. La situation extrêmement confortable de Midge empêche un peu l’empathie pour le personnage dans ses malheurs, jusqu’à ce qu’elle se retrouve confrontée à des situations tellement sexistes qu’on s’insurge avec elle de cette injustice permanente. On la suit dans ce chemin d’émancipation semé d’embûches, on la voit essayer de se construire seule, indépendamment de ses parents et de son mari.

Deux saisons sont sorties pour l’instant.

A voir sur Amazon Video

 

Crazy Ex-Girlfriend

De quoi ça parle : Rebecca est une avocate new-yorkaise promise à un brillant avenir. Mais lorsqu’on lui propose un poste très important dans sa boîte, elle craque et part sur un coup de tête à West Covina, afin de renouer avec son crush d’adolescence, Josh Chan. Au fil des saisons on suit le cheminement de chaque personnage, et leurs relations entre eux. Chaque épisode est ponctué de clips qui rappellent les comédies musicales (dont Rebecca est fan) et qui lui permettent d’exprimer ses sentiments, souvent intenses, ainsi que de critiquer le patriarcat.

Pourquoi regarder : au fil des saisons (dont chacune est meilleure que la précédente) sont abordés un grand nombre de sujets touchant de près ou de loin au féminisme : les injonctions du patriarcat, le diktat de la minceur, les contes avec un prince charmant qui nous font perdre le sens des réalités, le coming out et l’homoparentalité, les rapports de domination au travail. Comme dans Marvelous Mrs Maisel, l’humour de la série repose entre autres sur des blagues qui vous feront encore plus rire si vous avez baigné dans la culture juive. La série comporte des personnages de femmes fortes, de personnes LGBTQ+, de personnes racisées. Et puis c’est la première fois qu’une série parle autant de troubles psys, par le biais du personnage Rebecca. Les spectateur·trices concerné·e·s par ces questions-là seront touché·e·s de voir ces thématiques abordées sans tabou, et avec bienveillance (pour aller plus loin, un article en anglais aborde le sujet).

Série terminée, quatre saisons en tout.

À voir sur Netflix

 

10 %

De quoi ça parle : c’est l’histoire d’une équipe d’agents qui accompagnent des acteur·trice·s dans leurs carrières respectives, tout en devant gérer les problèmes internes, notamment financiers, à leur agence.

Pourquoi regarder : parce que Camille Cottin incarne une lesbienne d’enfer. Et parce que c’est très drôle et qu’il y a toute une réflexion autour des relations de pouvoir dans une entreprise. Les acteur·trice·s invité·e·s sont très drôles et font la part belle à l’autodérision. La troisième saison aborde notamment les questions d’homoparentalité. Et puis Camille Cottin…

La prochaine saison sera (malheureusement) aussi la dernière.

À voir sur France 2 et disponible sur Netflix

 

Queer Eye

De quoi ça parle : Queer Eye est à première vue une émission de télé-réalité comme il en existe des milliers, où des personnes profitent des conseils d’expert·e·s et/ou de coach·e·s pour repartir d’un bon pied. Mais Queer Eye est loin, très loin de Christina Cordula et consorts ! Ici, les experts, ce sont les « Fab 5 », cinq personnes queer absolument fabulous, avec chacun sa spécialité : s’habiller, cuisiner, prendre soin de son corps, se sentir mieux dans sa vie, meubler et décorer sa maison. Chaque saison nous emmène dans un État différent des USA, et chaque épisode se concentre sur l’accompagnement d’une personne.

Pourquoi regarder : parce que chacun des Fab 5 est un monument d’humanité. Parce que dans leur diversité, ils offrent une vision loin des caricatures qui voudraient faire des personnes queer un bloc monolithique fait d’outrances et de kitscheries. Tan, Bobby, Antoni, Karamo et Jonathan ont des histoires de vies très différentes, des parcours et des personnalités qui n’ont qu’un point commun : cette incroyable bienveillance dont ils nous réchauffent le cœur. Les personnes dont ils croisent la route sont aussi formidables dans leur diversité, on y voit les vrais gens de la vraie vie, des humains qui galèrent, des humains comme nous, alors on pleure un peu parfois, parce que leurs drames nous touchent – mais Queer Eye n’en est pas moins une série 100 % feel good !
Bonus : si vous parlez anglais, vous pouvez prolonger la cuteness avec le podcast de Jonathan, Getting curious.

La troisième saison vient de sortir.

À voir sur Netflix

 

The Bisexual

De quoi ça parle : Leila est originaire de New-York et vit à Londres. Elle est en couple depuis longtemps avec Sadie, avec qui elle a également monté une petite entreprise. Au début de la série, leur couple explose, et Leila se rend compte qu’elle n’est peut-être pas lesbienne mais bisexuelle. Commence alors une série d’interrogations autour de la vie qu’elle a menée jusqu’alors, de son désir et de sa sexualité.

Pourquoi regarder : parce que les rares fois où on voit un personnage bisexuel à l’écran, iel est généralement représenté·e comme volage, infidèle, le cul entre deux chaises, bref selon les bons vieux codes de la biphobie ordinaire. Or ici le personnage de Leila est traité avec beaucoup de finesse et de bienveillance, et nous montre notamment qu’il est possible à n’importe quel âge de comprendre quelle est notre véritable orientation sexuelle et/ou amoureuse. Pour une fois que la question de la bisexualité est bien traitée, et avec un personnage aussi attachant que celui de Leila, ça fait beaucoup de bien, et on regrette que la première saison ne fasse que six épisodes. Les personnages secondaires sont également intéressants, et on rit beaucoup du seul mec hétéro cis et blanc de la série, qui balance préjugé sur préjugé dès qu’il s’agit de féminisme ou de questions LGBTQ+, et qui est chaque fois remis à sa place de façon aussi énergique que drôle par Leila et ses amies.

Une seule saison pour l’instant.

À voir sur Canal +

 

Charmed (reboot)

De quoi ça parle : on ne présente plus Charmed, que tu as peut-être regardé en étant enfant ou ado. Trois sœurs découvrent qu’elles ont des pouvoirs et qu’elles doivent combattre des monstres et des démons afin que le monde conserve son équilibre. Il y a beaucoup de méchant·e·s, mais leur talent et leur sororité l’emportent toujours. Et puis, en toile de fond, elles sont déterminées à trouver l’assassin·e de leur mère et à percer de vieux secrets de famille les concernant. Oh, et puis il y a aussi des histoires d’amour avec des hommes et des femmes.

Pourquoi regarder : alors certes ça peut sembler hérétique de vouloir faire le reboot d’une série culte, mais c’est très réussi, si tu aimes ce genre de séries. Le nombre de thématiques féministes abordées par épisode est assez impressionnant, on y parle même clairement d’intersectionnalité (l’une des trois sœurs enseigne les études de genre, ça aide). Il y a une grande variété dans les personnages, beaucoup d’humour féministe, des références à l’actualité politique des États-Unis (Trump en prend pour son grade). Bref, si tu veux retomber un peu en enfance tout en chopant de l’empowerment féministe au passage, cette série est pour toi.

 

Good Girls

De quoi ça parle : trois femmes (deux sœurs et une amie) se retrouvent pour diverses raisons dans une soudaine précarité financière. Pour y remédier elles décident de braquer un supermarché, de régler leurs dettes, puis de retourner à leurs vies. Mais évidemment rien ne se passe comme prévu, et elles se retrouvent avec un gang à leurs trousses, ainsi qu’avec une furieuse envie de recommencer, tout en devant cacher la vérité à leurs familles respectives.

Pourquoi regarder : des sujets comme celui de la maladie d’un enfant ou de la précarité d’être mère célibataire sont abordés avec beaucoup de finesse, tout comme celui de la sororité, qui est présent tout au long de la série et fait chaud au cœur. C’est également une série pleine d’humour.

La saison 2 vient de se terminer.

À voir sur Netflix

 

The Bold Type

De quoi ça parle : trois jeunes femmes travaillent à CatCo, un magazine féminin et féministe dont les bureaux sont à New-York. On les suit dans leur quotidien, entre problèmes de boulot (légitimité, rêves de carrière refoulés pour cause de sexisme) et problèmes personnels (histoires d’amour et d’amitié).

Pourquoi regarder : ces trois jeunes femmes sont très attachantes, et à la fois parfois très énervantes. Elles vivent dans un monde très éloigné de celui de la plupart des téléspectateurs, mais cela n’empêche pas par moments une certaine identification. Il y a une histoire de coming-out suivi d’une tumultueuse relation avec une autre femme. De nombreux autres thèmes plus ou moins féministes sont abordés : le voile, la question du métissage, le cancer du sein, les armes, comment faire carrière en étant une femme, le polyamour, la religion, etc. La plupart de ces questions ne sont pas abordées frontalement, mais par le biais de la fiction, ce qui rend le message accessible à tou·te·s.

La saison 3 vient de se terminer.

À voir sur Amazon Video

 

Supergirl

De quoi ça parle : Supergirl est la cousine de Superman. Elle cache ses pouvoirs jusqu’au jour où l’avion dans lequel voyage sa sœur adoptive menace de s’écraser : elle la sauve, puis se met à travailler avec elle au DEO, qui s’occupe de protéger la Terre des aliens. Au fil des saisons tous les personnages secondaires deviennent une grande famille, menacée autant par divers aliens que par des histoires amicales ou amoureuses.

Pourquoi regarder : pour tous les personnages de femmes. Il y a également une grande diversité de personnages, racisés et LGBTQ+. La nouvelle saison met en scène un personnage trans, joué par une actrice trans, et sa transidentité est présentée comme un simple fait. Un des personnages principaux fait son coming-out au début de la série, ce qui donne lieu à des scènes très touchantes, tout comme sa première relation avec une autre femme. Si tu aimes les séries avec des super-héroïnes, cette série est pour toi !

La quatrième saison vient de se terminer.

À voir sur TF1

 

Killing Eve

De quoi ça parle : Eve Polastri a un job plutôt ennuyeux au sein des services secrets britanniques. Ce qu’elle aime vraiment, c’est compiler connaissances et données sur les meurtrières : qui les femmes tuent-elles, pourquoi et comment ? Et voilà que son chemin croise celui d’une tueuse à gages, Villanelle : polyglotte, drôle, douée dans son boulot. Eve parviendra-t-elle à l’arrêter ? Pourquoi chacune est-elle autant fascinée par l’autre ?

Pourquoi regarder : Pour les fantastiques personnages. Il y a aussi un nombre important de personnages LGBTQ+ et/ou racisés. Et si tu aimes le genre thriller / policier, l’humour grinçant, et les personnages de femmes fortes, complexes et pas forcément du côté du Bien (et un tout petit peu misandres), cette série est pour toi ! Si tu n’aimes pas la violence, le sang, les meurtres (dont beaucoup sont montrés), tourne-toi vers quelque chose de plus feel good.

Deux saisons pour l’instant, la troisième est prévue pour le printemps 2020.

À voir sur Canal +



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5 commentaires

Harmonie des corps

Je n’ai pas accroché sur The bisexual (vu saison 1 en entier) ni sur killing eve (je n’ai pas réussi à aller plus loins que 3 épisodes de la saison 1). Par contre les extraits que j’ai pu voir de sex education me donnent envie de voir la première saison.
Merci pour la découverte des autres séries.

Réponse
Girafe-furtive

Je viens de terminer Unbreakable Kimmy Schmidt, ce fut une agréable découverte. J’ai été étonnée face à la force communicative de cette série, Kimmy est un concentré de joie et d’optimisme, ça fait un bien incroyable ! Donc j’avoue être un peu frustrée d’avoir déjà fini mais je me lance dans Crazy Ex-Girlfriend pour palier au manque de Kimmy.
Merci pour ces propositions ! J’ai hâte d’en découvrir de nouvelles.

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