Féminisme, LGBTQ+, Societé, Témoignages
L'histoire

d'une

jeune
fille queer

qu'on n'a
pas su

protéger

TW : homophobie, biphobie

La mafia russe

Septembre 2015. Je suis arrivée à Berlin il y a deux semaines pour un Erasmus. Les cours commencent bientôt et, en attendant, je cherche du travail. Je me suis inscrite sur un site mettant en relation des professeur·e·s et des parents. C’est ainsi que j’ai trouvé ma première élève en Allemagne, Anna. Lorsque je vais chez elle pour la première fois, je ne m’attends à rien de particulier. Je me retrouve dans un quartier reculé de Potsdam, au milieu de la forêt, loin de tout. La maison, immense, se trouve au bord d’un lac. Ça pue le luxe. C’est la première chose qui me vient à l’esprit quand j’entre. Partout, des icônes religieuses. Trois étages et un immense jardin. Et toute la famille pour m’accueillir plus la nounou. La jeune fille, Anna, a 11 ans à l’époque et entre dans cette phase où l’on oscille sans cesse entre l’enfance et le début de l’adolescence. L’air renfrogné, assise à côté de ses parents, elle ne m’adresse pas un mot. Je suis à l’essai pour le premier cours. Les parents décident de me garder. Ils sont bizarres, mais c’est bien payé.

Je me rends donc trois fois par semaine là-bas. Les premiers mois sont éprouvants. Je mets deux mois à faire en sorte qu’Anna ne consulte pas son téléphone toutes les cinq minutes. J’en viens à m’y rendre à reculons. Mais j’ai besoin d’argent, alors je continue. Ensemble, nous reprenons les bases. Je comprends très vite qu’il ne faut la forcer à rien. Qu’il ne faut pas la gronder. Qu’elle se braque vite, et que ce n’est pas nécessairement dû à sa condition de gamine pourrie gâtée.

Parce que, voyez-vous, la situation est plus compliquée que ça. Je me rends vite compte que ses parents ne s’occupent pas d’elle. Absorbés par leur travail, ils partent tôt, rentrent tard, allument la télé, mangent, et vont se coucher. C’est sa nounou qui l’élève. Ils semblent partir du principe que, s’ils payent suffisamment, leur fille réussira à l’école. Alors ils dépensent, sans compter : entre son école privée, la cantine et mon salaire, ils dépensent plus de 1 000€ par mois pour son éducation. Quand je parle de cette famille, je finis, ironique, par ne plus en parler que comme « la mafia russe ».

Je me rends compte que ses parents sont des gens extrêmement conservateurs, racistes, fanatiques de Poutine, très croyants – je me rappelle avoir vu un éminent représentant religieux chez eux à l’occasion du Noël russe – bref, un système de valeurs auquel je n’adhère pas.

Je finis par me rendre compte que la gamine non plus n’y adhère pas, bien au contraire. Un jour, peut-être un an après que nous avons commencé nos cours ensemble, elle me fait un aveu : elle est bisexuelle. Je me rappelle son visage ce jour-là : apeuré, anxieux, dans l’attente d’une remarque blessante. Touchée par la confiance qu’elle m’accorde, et sans lui demander de m’en dire plus, je lui dis que moi aussi, je suis bie, et que, si jamais elle a un problème, ou souhaite tout simplement aborder le sujet, elle peut le faire avec moi sans crainte.

Ébauche de déconstruction

Au cours des mois qui suivent, nos cours et notre relation évoluent. Elle mûrit, nous devenons plus complices. Ce secret que nous partageons nous rapproche. Je comprends qu’il est hors de question pour elle de faire son coming out à sa famille. Elle me raconte ce que ses parents lui ont dit : « L’homosexualité est une maladie ». « Si un jour tu es lesbienne, ma fille, on t’envoie dans un couvent en Russie pour régler ça ». Je ne peux pas m’empêcher de penser au spot profondément et volontairement homophobe diffusé sur Tsargrad TV – l’équivalent russe de Fox News – quelques jours auparavant. Je lui dis que rien ne l’oblige à s’outer auprès de sa famille, et qu’il faut qu’elle pense avant tout à se protéger.

Je vois qu’elle a une vision assez critique de notre société : alors que nous travaillons sur l’accord du participe passé et que je suis obligée de lui parler de la fameuse règle « le masculin l’emporte sur le féminin », elle s’insurge. « Mais pourquoi ? C’est pas juste ! » Je lui raconte l’histoire de cette règle de grammaire discriminante. Elle ne décolère pas et, maline, demande : « il y a bien une alternative ? » Face à son insistance, je lui parle de l’écriture inclusive, tout en redoutant que cela complique sa compréhension du passé composé. Il n’en fut rien : d’un seul coup très motivée à apprendre, elle intègre tout ce que je lui explique et, deux semaines plus tard, rédige son devoir de français en écriture inclusive, au grand dam de sa professeure de français qui ne voit pas ça d’un si bon œil.

De fil en aiguille je commence à aborder avec elle quelques thématiques du féminisme inclusif. Je lui explique la signification du sigle LGBTQIAAP+, nous déconstruisons ensemble les stéréotypes de genre, l’hétéronormativité, nous parlons fluidité dans le genre et transidentité. Lors de la semaine de la Marche des fiertés berlinoise, je lui explique le concept de la Pride, la visibilité queer et les safe spaces. Elle comprend qu’elle n’est pas anormale, qu’elle a le droit de ne porter que des jeans troués et de faire du skate. Que c’est à elle de choisir comment se définir. Évidemment, ses parents ne se doutent pas que ces discussions-là occupent de plus en plus nos cours. Je relâche la pression au niveau de mes exigences scolaires : ses parents sont déjà tellement stricts avec elle. Ils ne sont jamais contents et le lui disent. J’essaie malgré tout, au fil des mois, de développer avec elle sa confiance en elle et son estime de soi, mais il suffit d’une remarque des parents pour que tout s’effondre chez cette jeune adolescente fragile.

Berlin vs Biélorussie, tolérance vs conservatisme

Un jour d’hiver, son père disparaît. Soi-disant parti en voyage d’affaires, les semaines passent et il ne revient pas. J’apprends par la suite que la compagnie qu’il a fondée avec son épouse est en faillite, et qu’il doit 8 millions d’euros à la douane allemande. Vous avez bien lu : 8 millions d’euros. La maison de Potsdam et les appartements berlinois sont mis en vente. Je comprends que les parents planifient un retour au pays pour la fin de l’année scolaire. Anna est en 5ème, elle a 13 ans, elle ne veut pas quitter la ville où elle a grandi. Elle commence à prendre peur. Elle sait qu’elle n’est pas de taille à affronter ses parents qui, de toute façon, ne lui dévoilent rien de leurs projets de rapatriement.

Entre-temps, elle a une copine. Elle m’en parle un jour, le regard fuyant, les joues rosies par l’émotion. Je la félicite et lui souhaite tout le bonheur possible. En mon for intérieur je m’étonne de cette maturité, de cette rapidité : combien de personnes de ma génération savaient qu’elles n’étaient pas hétéros à son âge, combien l’assumaient, combien vivaient et exposaient cela au grand jour ? Elle me dit qu’elle a compris qu’elle était bie à 6 ans. Je suis aussi scotchée qu’admirative. Elle déclare cela avec une simplicité qui me laisse muette. Moi qui me considérais déjà comme chanceuse, je vois que les choses s’améliorent avec le temps, je suis aussi étonnée que ravie.

Aux vacances d’hiver, elle part avec sa mère en Biélorussie voir son père pour deux semaines. Elle ne le verra en fait que très peu, les deux parents ayant toujours le même rythme de vie. À son retour, elle me raconte comment sont les jeunes de son âge là-bas : « Ce sont des clichés ambulants ! Les filles ne portent que des jupes et du rose, les garçons des pantalons et du bleu. Quand je sortais me promener, les gens me dévisageaient ! » Je la regarde et nous éclatons de rire : ce jour-là, elle porte un jean troué et un T-shirt bleu. Quelques jours plus tard, je lui offre un petit livre qui aborde les bases du féminisme, We should all be feminists, annoté par mes soins. Elle le dévore et me remercie, touchée par cette attention.

Et puis sa mère et sa grande sœur découvrent sa non hétérosexualité et arrêtent de lui parler. Du jour au lendemain elle devient une pestiférée, qu’on menace d’envoyer en thérapie de conversion. Nous essayons, ensemble, d’élaborer un stratagème pour les convaincre qu’elle est tout ce qu’il y a de plus hétéro. Je lui explique comment « jouer à l’hétéro ». Après tout, je sais plutôt bien faire, comme de nombreuses personnes queers. Elle joue bien le jeu, mais impossible de savoir si ça a marché.

Les semaines passent et la menace devient plus réelle : telle une épée de Damoclès, ce retour au pays qu’elle ne considère pas comme étant le sien plane au-dessus de sa tête, sa mère en parle souvent. Elle me demande s’il existe un moyen de rester à Berlin. Je lui promets de me renseigner. Au fur et à mesure de nos discussions elle comprend qu’il sera très difficile pour elle de cacher sa bisexualité, au moins jusqu’à sa majorité, dans un pays aussi conservateur, et dans un village isolé à trois heures de route de Minsk. Elle prend peur, elle insiste : peut-on faire quelque chose, d’un point de vue légal ?

J’en parle à mes ami·e·s, je lis tout ce que je trouve sur Internet, je me plonge tant bien que mal dans le droit allemand. Une amie de ma colocataire finit par me donner le contact de LesMigraS, qui s’occupe des questions juridiques pour les femmes* victimes de violences. Quelques jours plus tard, je me rends donc à la Lesbenberatung, le centre lesbien berlinois, en compagnie de mon élève. Elle tique en voyant le nom de l’association : pourquoi parler seulement des lesbiennes ? Je souris, et lui promets de lui parler un jour des différents mouvements militants queers et de l’invisibilisation des bi·e·s au sein de ceux-ci. Un rendez-vous de deux heures avec une militante lesbienne originaire d’Ukraine répond à beaucoup de nos questions. Cette dernière, M., s’est renseignée et nous parle d’une association assez secrète, P., qui s’occupe d’héberger et de prendre en charge les jeunes filles victimes maltraitées au sein de leurs familles (violences physiques, mariages arrangés, expatriations forcées, rejet pour cause d’appartenance à la communauté LGBT+). Ensemble, nous appelons P.. Une femme répond à toutes nos questions et nous indique la marche à suivre : si Anna veut rester en Allemagne, elle doit tout quitter du jour au lendemain, se rendre aux services sociaux de son quartier (le Jugendamt), et demander à être prise en charge en précisant qu’elle a été en contact avec P.. Elle ne doit parler de ce projet à personne, pas même à ses ami·e·s ou à sa copine, et partir de chez elle le plus discrètement possible. Elle sera hébergée au sein de l’association et sera accompagnée sur le plan tant psychologique que juridique.

Je ressors de ce rendez-vous soulagée : soulagée de constater qu’on prend la situation au sérieux, et soulagée qu’il existe une solution et une structures légales pour l’accueillir. Quant à elle, elle est secouée et doit digérer un grand nombre d’informations. M. et moi lui disons qu’elle a le temps de réfléchir. Nous sommes mi-juin, elle a encore un mois devant elle avant la fin de l’année scolaire.

Nous en reparlons beaucoup pendant nos cours dans les deux semaines qui suivent. Je lui dis que je peux l’accompagner aux services sociaux si elle le souhaite, et que je la soutiendrai quelle que soit sa décision.

Le parcours des combattantes

Au bout de trois semaines, elle a pris sa décision : elle est prête, elle veut rejoindre l’association, elle est prête à renoncer à tout, à sa famille, à son confort matériel, et temporairement à ses ami·e·s et à sa copine – qu’elle ne pourra pas contacter pendant des jours – si cela peut lui permettre de rester.

Nous choisissons ensemble la date du lundi 10 juillet. Nous irons au Jugendamt ensemble, j’irai la chercher après l’école et je l’accompagnerai autant que possible.

Le jeudi précédent la date choisie a lieu notre dernier cours : nous planifions tout dans les moindres détails. Profitant de l’absence de sa mère, elle me confie quelques livres, un DVD, et sa peluche Pikachu préférée. Autant de choses qu’elle n’aura pas la place de prendre avec elle lundi dans son sac de cours.

Le lundi, je vais la chercher à l’école. J’ai passé la journée à la fac avec Pikachu dans mon sac, qu’elle est très contente de retrouver. Malgré tout, elle est tendue. Nous nous dirigeons vers le Jugendamt de son quartier, à Charlottenburg. Nous sommes reçues par une femme qui ne nous prend pas au sérieux et nous dit que, vraiment, 16 heures c’est un peu tard pour ce genre de choses : est-ce qu’elle ne peut pas repasser demain matin, quand tou·te·s ses collègues seront présent·e·s ? Je suis estomaquée mais je ne me démonte pas : elle doit rejoindre P. ce soir, il en va de sa sécurité. Elle nous redirige vers le Krisennotdienst, le service de crise du Jugendamt. À chaque berline noire que nous croisons sur le chemin, nous avons peur que sa mère soit au volant. Arrivées là-bas, l’employée nous prend un peu plus au sérieux. Anna raconte son histoire pour la seconde fois, face à une employée somme toute sceptique. Elle lui raconte ce que ses parents pensent des personnes queers. Heureusement pour nous, un collègue de l’employée qui s’occupe de nous débarque dans son bureau. Devinant qu’il est gay, je lui réexplique l’histoire. Il est compréhensif et pose de nombreuses questions. Quelques coups de fil plus tard, la première bonne nouvelle de la journée tombe : P. a une place pour Anna. Nous n’avons plus qu’à nous rendre au Mädchennotdienst, le service d’urgence pour jeunes filles. Une fois de plus nous voilà dans la rue à guetter les berlines noires. Sur le chemin nous rédigeons, sur les conseils de l’employée, un SMS à la mère d’Anna qui, ne la voyant pas rentrer, l’a appelée plusieurs fois : « Maman, je vais bien. Je suis au Jugendamt. On s’occupe de moi. Je ne rentrerai pas ce soir. Ne t’inquiète pas, bisous ». Sa réponse ? « L’adresse s’il-te-plaît ». Anna a éteint son téléphone.

Arrivées à la troisième étape de notre épopée, nous sommes bien accueillies et prises au sérieux. P. est prévenue, et une employée du Mädchennotdienst va l’y emmener. Anna remplit un formulaire, et nous attendons. Une demi-heure plus tard, on vient la chercher : un taxi l’attend pour l’emmener à P., dont l’adresse doit être tenue secrète, pour la sécurité des jeunes femmes qui s’y trouvent. Anna me confie son ordinateur portable – tous moyens de contacts vers l’extérieur sont interdits à P. – et je lui donne 40€, au cas où elle ait besoin de quelque chose. « Je te les rendrai dès que je pourrai, je te le promets ». Je lui laisse également mes deux numéros de téléphone et mon adresse e-mail.

Quand l’État fait défaut

Elle m’a appelée trois jours plus tard : elle avait pris ses marques à P., elle s’entendait bien avec les autres jeunes filles. Elle avait rendez-vous le lendemain avec sa mère, encadrée par une employée de P., une autre du Jugendamt, et une traductrice : tout l’enjeu résidait dans le fait de faire signer un papier à la mère stipulant qu’elle autorisait sa fille à rester en Allemagne et à continuer sa vie à Berlin, dans une coloc pour mineur·e·s. Si elle refusait, l’affaire serait conduite devant un·e juge préposé·e aux affaires familiales. Je la sentais rayonnante, épanouie, bref heureuse. Elle m’a remerciée plusieurs fois au cours de notre appel pour ce que j’avais fait pour elle, et qui me semblait être tout à fait naturel. Je lui dis qu’elle pouvait m’appeler quand elle le souhaitait. C’est la dernière fois que je lui ai parlée.

Par la suite, je n’ai plus eu de nouvelles. Connaissant la peur panique qu’elle avait du téléphone, je ne me suis pas (trop) inquiétée : il fallait que je lui laisse un peu d’espace, à présent. Et puis j’ai fini par appeler à P., pour prendre des nouvelles. Une des employées, très gentille, m’a expliquée qu’Anna n’était plus chez elles. Sa mère ayant promis de ne finalement pas quitter l’Allemagne, le Jugendamt avait fait revenir Anna chez elle. Juste après, sa mère trahissait sa promesse, la faisait monter de force dans une voiture et l’emmenait en Biélorussie contre son gré.

En apprenant la nouvelles j’ai fondu en larmes. Tout ça pour ça. Tout ça pour rien. La dame de P. a été adorable : elle a continué à me parler pendant que je séchais mes larmes, tant bien que mal. Elle m’a expliquée que ce n’était pas de me faute, qu’à P. elles avaient tout fait pour empêcher cela mais que ça ne dépendait pas que d’elles. C’était au Jugendamt que revenait cette décision, et iels avaient considéré que le danger n’était pas bien grand. Et avaient laissé sa mère l’emmener.

Aujourd’hui je suis triste et en colère. Triste de n’avoir finalement pas réussi à sauver une jeune fille d’un environnement, d’une famille et d’un pays profondément et activement homophobes et biphobes. Et en colère face à l’État, qui n’a pas su ou n’a pas voulu reconnaître la gravité de la situation et a confié de nouveau cette jeune fille à sa mère, qui ne lui adressait quasiment plus la parole depuis qu’elle soupçonnait sa non hétérosexualité. Je suis en colère contre ces personnes qui pensent que les discriminations à l’égard des personnes queers c’est du passé, surtout dans des pays dits civilisés comme les nôtres. Mais l’homophobie et la biphobie tuent, encore aujourd’hui, encore dans nos pays soi-disant si développés. Les discriminations sont là, elles existent, je lis toutes les semaines des récits d’agressions homophobes à Berlin, pourtant réputée pour être la ville sûre par excellence pour les personnes queers. Et l’État allemand a échoué à sauver une jeune fille de ce danger-là.

« L’amour est là pour tout le monde »

 

Chère Anna,
Je sais que ton niveau de français – malgré tes progrès remarquables en l’espace de deux ans – ne te permettra pas de comprendre ceci. Je sais que tu n’as pas accès à Internet et que tu ne connais même pas le nom de ce magazine. Mais je voulais te dire que je pensais à toi. J’étais ta professeure, mais c’est toi qui m’as apporté énormément de choses au cours de ces deux ans : avec toi j’ai appris la pédagogie et la patience – à grand renfort de crises de nerfs difficilement contenues. Tu m’as appris qu’il ne fallait pas se fier aux apparences. Tu m’as appris qu’il fallait placer tous nos espoirs dans ta génération, résolument moderne, ouvertement queer.
Je voulais te dire que je n’abandonnais pas le combat, malgré la fatigue et la lassitude qui se font parfois sentir. Je continuerai à me battre contre les LGBT+-phobies, au quotidien. Je ne laisserai rien passer, pas la moindre remarque homophobe, je te le promets. Je continuerai à me battre pour éviter que d’autres jeunes adolescent·e·s vivent la même chose que toi. Je continuerai à me battre pour qu’à terme on ne sache même plus ce que coming out signifie, tellement les personnes LGBT+ seront acceptées dans la société. Prends soin de toi et de Pikachu.
Je t’embrasse,
Margot.

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